A quand une place Jacques Brel...

 

à Vierzon.... ?

 

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Depuis janvier 2008, vous pouvez suivre la fabuleuse histoire de l'un des mystères bréliens : pourquoi Jacques Brel a-t-il choisi de chanter Vierzon ? Et, en retour de cette extraordinaire notoriété, pourquoi Vierzon n'a-t-elle jamais chanté Jacques Brel, depuis la sortie de sa chanson en 1968 ? 


       A travers ce blog, petit à petit, s'est forgée l'idée qu'à Vierzon, plus que partout ailleurs, des initiatives originales devaient naître. Car si Vesoul a l'honneur du titre de la chanson, il revient à Vierzon l'autre honneur de la commencer. 


       A travers ce blog également et avec la passionnante complicité de Jean-Marie Favière, Brélien de sang et ami de mots, j'ai fait de fabuleuses rencontres. Deux  après la création de cet espace, fréquenté par plusieurs milliers de visiteurs, une autre étape s'est ouverte avec la création d'un collectif, directement attaché à l'amicale des Fous du Vierzon :


VIerzonVEsoulBREL

      Depuis plus de deux ans, des inititiatives, portées par l'association Ciné Rencontres http://cinerencontres.over-blog.com et par l'Amicale des Fous du Vierzon http://lesfousduvierzon.fr ont, en partie, réhabilité Jacques Brel, qui est à Vierzon, un peu chez lui... 

       Un hommage (pour la première fois à Vierzon) pour le trentenaire de sa mort le 9 octobre 2008; un second hommage pour le 80ème anniversaire de sa naissance le 8 avril 2009; une visite (encore une première) d'une délégation de Vierzon (dont le maire) à la mairie de Vesoul et le voyage de Daniel Donin de Rosière partie de Troyes sur son tracteur Société Française Vierzon pour relier la place Jacques de Vesoul; l'annonce par le maire de Vierzon de la nomination de la place de la gare en place Jacques Brel avec la création d'une statue. Et surtout, l'association de plus en plus fréquente de Jacques Brel et de Vierzon.

      L'aventure continue : le 19 juin 2009, dans le cadre du nouveau parcours sensoriel de la maison du pays de Vierzon, une borne olfactive a été dédiée à Jacques Brel : il fallait reconnaître ses chansons grâce à des odeurs, borne accompagnée d'une exposition qui durera six mois. En avril 2010, second voyage à Honfleur, cette fois-ci; puis, en mai, on a vu Paris... (voir rétrospective 2010 :

Rétrospective 2010 : on a vu Honfleur

Rétrospective 2010 : On a vu Paris

Rétrospective 2010 : Brel dans un spectacle avec Aurélien Noël

Rétrospective 2010 : Marcel Azzola a vu Vierzon !


Il est envisagé  créer un label « ville brélienne » comme il existe le label « ville fleurie ». Ce label serait décerné à toutes les villes et lieux que Jacques Brel a cités dans son œuvre.

Il est envisagé également  la création d'un monument avec un panneau de chaque lieu évoqué dans la chanson avec le nombre de kilomètres existants à partir de Vierzon; un passeport baptisé T'as voulu voir... C'est un livret à l'intérieur duquel on retrouvera les paroles de la chanson, une biographie de Jacques Brel, une brève histoire de la chanson Vesoul et une page consacrée à chaque lieu de la chanson. Le but étant que les touristes puissent faire "tamponner" leur passeport à chaque fois qu'ils se rendent dans un lieu de la chanson. Ce sera le fil conducteur entre Vierzon et toutes les autres villes; une carte postale mêlant Jacques Brel et Vierzon; une place, celle de la gare a été choisie; une visite imaginaire, sur les pas de Jacques Brel à Vierzon; faire mentionner sur le site Internet de la ville T’as voulu voir Vierzon ; créer un festival Jacques Brel de la chanson francophone, du cinéma (Brel a été acteur et réalisateur) et du voyage (Brel a été navigateur et pilote); créer le Printemps de Brel en avril (animation artistique) pour l'anniversaire de sa naissance; écrire un livre sur Brel et Vierzon; réaliser un film; écrire et monter un spectacle qui pourrait être annuel.


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Commentaires

Ce 13 janvier 2012, c'était la

"Fête de la chanson française",en direct de l'Olympia,présentée par Daniela Lumbroso ,et dont on pouvait profiter sur France 3.
Des chanteurs cultes étaient promis ;en particulier Jacques Brel .
Déjà, un moment de joie que le chanteur belge ,revienne à l'Olympia et qu'il soit reconnu comme étant de la chanson ...française.
C'est Florent Pagny qui a l'honneur d'interpréter Brel !Et quelle chanson!
"VESOUL",en passant ,vous savez ? ... par Vierzon!

"J'ai voulu voir Vierzon
Et on a vu Vierzon!"

Une vraie chanson française ;

Et si on l'appelait "La Française" ?
Commentaire n°1 posté par Le Passant le 15/01/2012 à 14h19
Le 05/02/2012,sur ARTE,zoom sur une autre "longue femme brune" : Juliette Gréco.

Silhouette et gestuelle graphiques ,regard ouvert et oblique font penser à la "femme-chat" d'une BD de Bilal.
Elle chante :sa voix est féline, envoûtante.

Et,elle parle de Brel,de la guitare au bout d'un bras qui n'en finit pas d'être long,de sa voix ,de la force de ses interprétations et ... des nombreuses femmes qu'il a tenues dans ses bras .

Elle a comme un regret ,celui de ne pas avoir été du nombre de femmes qu'il a consommées ;en contre-partie, elle évoque avec fierté la pureté dans l'amitié que Brel lui a vouée .

-"T'es un vrai mec,toi!"
Elle ajoute :"venant de lui, c'est un compliment !

Quand on sait son amitié pour Sartre et Beauvoir ,qu'elle a marché sur "les chemins de la liberté " ,qu'elle a flirté avec le féminisme ,on saisit à tel point elle admirait l'auteur de "Ne me quitte pas" en approuvant ces propos que certains qualifient de machiste .Juliette a la délicatesse d'apporter un démenti ,avec l'intuition d'une vraie femme.

Elle module de beaux textes de Jacques mais aussi d'auteurs qui ont été ses contemporains et amis :Gainsbourg,Vian,Sagan,Prévert,Ferré,Piaf etc...

Le trait d'union si fort entre elle et Brel est le pianiste ,collaborateur, co-auteur et surtout ami : Gérard Jouannest ,mari de la diva : "la Gréco"

Jacques,tu nous as" quittés" trop tôt!
Il est temps que Vierzon t'adopte, t'admire, t'aime !
Il est temps que Vierzon ait la fierté ,l'orgueil d'avoir été choisie pour "TA" chanson !

Et que re VI-VE BREL!
Commentaire n°2 posté par Le Passant le 11/02/2012 à 09h23
Info à la radio , ce 15/02/2012

Dans une école bruxelloise,un règlement intransigeant:

Tout élève surpris en train de parler en français ,sera sévèrement puni.

Jacques Brel a parlé de sa "Belgitude"
Il s'est dit Flamand .

Pourtant, un autre de ses paradoxes me vient à l'esprit :il comprenait mal ,parlait mal le flamand ,il a très peu chanté dans cette langue ,ou alors un flamand plus culturel (le néerlandais).

La langue de ses chansons ,c'est "la belle langue de chez nous ".Il l'a écrite merveilleusement bien ,d'une manière concise obligée par la stricte plage du temps d'une chanson ,et aussi en choisissant le mot qui donne assez d'horizon pour que tout soit dit .

Anecdotes subjectifs (? )

Il a eu trois filles prénommées :

La 1ère: FRANCE ...

La 2ème :CHANTal ...

La 3ème: IsaBELLE .

Tout est ...chanté ...
Commentaire n°3 posté par Le Passant le 15/02/2012 à 13h42
On a entendu la chanteuse belge Maurane interpréter Brel: "Les vieux amants ,Ne me quitte pas .etc...

Ce 26/02/2012 ,sur France 2,c'est une chanteuse grecque ,Nana Mouskouri ,en duo avec une compatriote de Brel -Lara Fabian ,qui interprète "Ne me quitte pas" . Des voix suaves ,douces modulent les mots ,sur une musique différemment arrangée .

Trois voix différentes ,super féminines .

C'est beau,émouvant.

Le Grand Jacques perdure dans le temps ,il s'universalise

dans une atmosphère féminine ,délicate .

Chaleur au coeur ...
Commentaire n°4 posté par Le passant le 27/02/2012 à 15h58

La vidéo d'AnversE

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Pour voir la vidéo d'AnversE, cliquez sur cette photo

Brel et le tracteur Vierzon

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Pour suivre l'aventure du tracteur de Vierzon (le 302 de Daniel Donin de Rosière) sur la route d'AnversE, cliquez sur la photo.

T'as voulu voir Vierzon...


 

 

VierZoul

T'as voulu voir Vierzon
Et on a vu Vierzon
T'as voulu voir Vesoul
Et on on a vu Vesoul
T'as voulu voir Honfleur
Et on a vu Honfleur
T'as voulu voir Hambourg
Et on a vu Hambourg
J'ai voulu voir Anvers
Et on a revu Hambourg
J'ai voulu voir ta sœur
Et on a vu ta mère
Comme toujours

T'as plus aimé Vierzon
Et on a quitté Vierzon
T'as plus aimé Vesoul
Et on a quitté Vesoul
T'as plus aimé Honfleur
Et on a quitté Honfleur
T'as plus aimé Hambourg
Et on a quité Hambourg
T'as voulu voir Anvers
Et on n'a vu qu'ses faubourgs
Tu n'as plus aimé ta mère
Et on a quitté sa sœur
Comme toujours
Et je te le dis
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens
J'irai pas à Paris
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéeon
T'as voulu voir Paris
Et on a vu Paris
T'as voulu voir Dutronc
Et on a vu Dutronc
J'ai voulu voir ta sœur
J'ai vu le mont Valérien
T'as voulu voir Hortense
Elle était dans l'Cantal
J'ai voulu voir Byzance
Et on a vu Pigalle
À la gare Saint-Lazare
J'ai vu les Fleurs du Mal
Par hasard
T'as plus aimé Paris
Et on a quité Paris
T'as plus aimé Dutronc
Et on a quitté Dutronc
Maintenant je confonds ta sœur
Et le mont Valérien
De ce que je sais d'Hortense
J'irai plus dans l'Cantal
Et tant pis pour Byzance
Puisque j'ai vu Pigalle
Et la gare Saint-Lazare
C'est cher et ça fait mal
Au hasard

Et je te le redis chauffe Marcel
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens kaï kaï
Le voyage est fini
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéon

T'as voulu voir Vierzon
Et on a vu Vierzon
T'as voulu voir Vesoul
Et on on a vu Vesoul
T'as voulu voir Honfleur
Et on a vu Honfleur
T'as voulu voir Hambourg
Et on a vu Hambourg
J'ai voulu voir Anvers
Et on a revu Hambourg
J'ai voulu voir ta sœur
Et on a vu ta mère
Comme toujours

T'as plus aimé Vierzon
Et on a quitté Vierzon... chauffe... chauffe
T'as plus aimé Vesoul
Et on a quitté Vesoul
T'as plus aimé Honfleur
Et on a quitté Honfleur
T'as plus aimé Hambourg
Et on a quité Hambourg
T'as voulu voir Anvers
Et on n'a vu qu'ses faubourgs
Tu n'as plus aimé ta mère
Et on a quitté sa sœur
Comme toujours ... Chauffez les gars

Mais mais je te le reredis ... Kaï
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens
J'irai pas à Paris
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéon
T'as voulu voir Paris
Et on a vu Paris
T'as voulu voir Dutronc
Et on a vu Dutronc
J'ai voulu voir ta sœur
J'ai vu le mont Valérien
T'as voulu voir Hortense
Elle était dans l'Cantal
J'ai voulu voir Byzance
Et on a vu Pigalle
À la gare Saint-Lazare
J'ai vu les Fleurs du Mal
Par hasard

J'ai voulu voir

J’ai voulu voir Vierzon et j’ai vu Vierzon. Enfin ! La ville s’endormait et j’en oublie le nom. Mais non. On n’oublie rien, on n’oublie rien du tout, on n’oublie rien de rien, on s’habitue c’est tout. Ni ces départs, ni ces navires, ni ces voyages qui nous chavirent, de paysages en paysages et de visages en visages…

J’ai voulu voir Vierzon et j’ai vu Vierzon. De près. De l’intérieur. Pour mettre un contenu dans un nom propre, des arêtes et des toits autour d’une ville abstraite. Je suis arrivé mais pourquoi moi, pourquoi maintenant, pourquoi déjà et où aller, n’ai-je jamais rien fait d’autres qu’arriver par la nationale 20. La route de mes tournées avait parfois le goût des chemins de traverse. Je ne sais pas pourquoi la route qui me pousse vers la cité, a l’odeur froide des déroutes de peuplier en peuplier. 
       J’ai aperçu le panneau « Vierzon », avec ses lettres noires dans son rectangle blanc aux bords rouges. Et j’ai souri. Et j’ai pris conscience aussi des conséquences de ma chanson, de ce quelle a permis de Vierzonner Vierzon, vous savez, comme Bruxelles bruxellait. J’ai suivi la route jusqu’à user sa pente, dans le centre de cette ville. Je n’ai pas vu de cathédrales pour uniques montagnes, et de noirs clochers comme mâts de cocagne. En creusant ma balade dans la tendresse de l’été, j’ai eu cette surprise de caresser un canal. Pour une fois celui-ci ne s’était ni perdu, ni pendu. Il y a des évidences qu’une chanson éternise. 
        J’ai voulu voir Vierzon et j’ai vu Vierzon. J’ai quadrillé la ville pour remplir de ce qu’elle est dans ce que j’ai du, un instant, l’imaginer en la nommant. Je ne sais pas pourquoi ces rues s’ouvrent devant moi une à une, je ne sais pas pourquoi la ville m’ouvre ses remparts de faubourgs, pour me laisser glisser fragile, sous la pluie parmi mes amours. Et je me suis assis, quelque part que je ne sais pas nommer, sur une place vibrante d’air chaud où pas même ne paraît un chien. 
J’ai voulu voir Vierzon et j’ai vu Vierzon. Comme un parfait inconnu qui n’a aucun bagage à poser mais seulement des chansons que j’aurais pu chanter. Je suis passé devant le théâtre, dommage il était fermé. Mais il était trop tard, peut-être, aussi, pour chanter « Tas voulu voir Vierzon » comme une explication, à Vierzon.
       Allez, on m’attend quelque part comme on attend le roi. Mais on ne m’attend point. Je sais depuis déjà que l’on meurt de hasard en allongeant le pas. J’ai allongé le mien jusque dans les recoins où ma chanson a pu se glisser pour la remplir des souffles de cette ville que je ne connaissais pas. Car je peux bien le dire maintenant, je n’en connaissais rien. Ni ses airs de sous-préfecture fêtant la sous-préfète, ni ses histoires murmurées, ni ce succès… un peu ma faute ou grâce à moi ?
Allez, ce n’est pas que je n’aime plus Vierzon que je le quitte, j’ai de la route jusqu’à Vesoul, Honfleur, Hambourg, Anvers et ses faubourgs. Et je dois passer voir Hortense, et voir Byzance, et la gare Saint Lazare. Chauffe, chauffe, chauffe, Marcel.
 

 
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