A quand une place Jacques Brel...

 

à Vierzon.... ?

 

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Article emprunté au Dauphiné

 

FESTIVAL / ISERE SUD

Dany Brillant : « Brel, c’était une véritable rock star »

 

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Il est la tête d’affiche de la dernière soirée du festival des Rencontres Brel qui aura lieu du 19 au 24 juillet à Saint-Pierre-de-Chartreuse.


Dany Brillant se produira samedi 23 juillet sous le chapiteau. Entretien.

Que représente pour vous Jacques Brel ?

« C’est un véritable monument de la chanson française par son style, son énergie. Ses chansons ont dépeint un monde anti bourgeois avec les thématiques de l’ennui, de la solitude, de la révolte, du désamour. Avec ses chansons, Jacques Brel faisait une véritable critique sociale. Sur scène, c’était une véritable rock star. Il mettait une énergie surhumaine. On avait l’impression qu’il allait mourir sur scène à chaque fois. »

Vous n’avez jamais eu envie de reprendre une de ses chansons ?

« Non, je n’ai jamais osé toucher à une chanson de Brel. Certains l’ont fait, pas moi. Car on a beau jeu d’en faire quelque chose de bien, ce sera forcément moins abouti que l’original. »

Allez-vous quand même faire un petit clin d’œil à Brel ?

« Bien sûr. Ce sera une chanson que je trouve drôle et qui ira particulièrement bien sur scène. Je réserve la surprise au public. »

Vous sortez d’une longue tournée. Vous avez toujours faim de scène ?

« Je ne peux pas quitter la scène. Je tiens cela depuis mes débuts au cabaret. Alors, certes, on est un peu fatigué, mais on a toujours la même envie. »

Votre actualité n’est pas seulement musicale. Vous évoluez aussi au théâtre…

« Effectivement, je vais être à l’affiche d’une pièce d’Éric Assous à partir du 29 septembre au théâtre des Nouveautés : “Mon meilleur copain”. Sans faire de promotion, nous avons déjà vendu 2 000 tickets. C’est prometteur. »

Comment passe-t-on de la chanson au théâtre ?

« Assez naturellement parce que j’ai autour de moi une équipe formidable. Et puis, la scène c’est la scène. L’objectif est le même que pour un concert : divertir les gens, les nettoyer de tous leurs soucis de la vie. »

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

« Le plus dur, je crois que c’est la suspicion des gens. Une fois que je suis sur les planches, j’essaie de parler vrai. Ceux qui collent une étiquette sont des gens paresseux sans imagination. Ils n’ont pas envie de bouger. Nous, on part à l’aventure, on a envie d’avancer. On n’a pas envie de rester sur le bord de la route. J’espère que la pièce va marcher. Et pourquoi pas alors revenir à Saint-Pierre-de-Chartreuse pour du théâtre. Ou sinon, Voiron ou même Grenoble. »


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La vidéo d'AnversE

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Brel et le tracteur Vierzon

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Pour suivre l'aventure du tracteur de Vierzon (le 302 de Daniel Donin de Rosière) sur la route d'AnversE, cliquez sur la photo.

T'as voulu voir Vierzon...


 

 

VierZoul

T'as voulu voir Vierzon
Et on a vu Vierzon
T'as voulu voir Vesoul
Et on on a vu Vesoul
T'as voulu voir Honfleur
Et on a vu Honfleur
T'as voulu voir Hambourg
Et on a vu Hambourg
J'ai voulu voir Anvers
Et on a revu Hambourg
J'ai voulu voir ta sœur
Et on a vu ta mère
Comme toujours

T'as plus aimé Vierzon
Et on a quitté Vierzon
T'as plus aimé Vesoul
Et on a quitté Vesoul
T'as plus aimé Honfleur
Et on a quitté Honfleur
T'as plus aimé Hambourg
Et on a quité Hambourg
T'as voulu voir Anvers
Et on n'a vu qu'ses faubourgs
Tu n'as plus aimé ta mère
Et on a quitté sa sœur
Comme toujours
Et je te le dis
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens
J'irai pas à Paris
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéeon
T'as voulu voir Paris
Et on a vu Paris
T'as voulu voir Dutronc
Et on a vu Dutronc
J'ai voulu voir ta sœur
J'ai vu le mont Valérien
T'as voulu voir Hortense
Elle était dans l'Cantal
J'ai voulu voir Byzance
Et on a vu Pigalle
À la gare Saint-Lazare
J'ai vu les Fleurs du Mal
Par hasard
T'as plus aimé Paris
Et on a quité Paris
T'as plus aimé Dutronc
Et on a quitté Dutronc
Maintenant je confonds ta sœur
Et le mont Valérien
De ce que je sais d'Hortense
J'irai plus dans l'Cantal
Et tant pis pour Byzance
Puisque j'ai vu Pigalle
Et la gare Saint-Lazare
C'est cher et ça fait mal
Au hasard

Et je te le redis chauffe Marcel
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens kaï kaï
Le voyage est fini
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéon

T'as voulu voir Vierzon
Et on a vu Vierzon
T'as voulu voir Vesoul
Et on on a vu Vesoul
T'as voulu voir Honfleur
Et on a vu Honfleur
T'as voulu voir Hambourg
Et on a vu Hambourg
J'ai voulu voir Anvers
Et on a revu Hambourg
J'ai voulu voir ta sœur
Et on a vu ta mère
Comme toujours

T'as plus aimé Vierzon
Et on a quitté Vierzon... chauffe... chauffe
T'as plus aimé Vesoul
Et on a quitté Vesoul
T'as plus aimé Honfleur
Et on a quitté Honfleur
T'as plus aimé Hambourg
Et on a quité Hambourg
T'as voulu voir Anvers
Et on n'a vu qu'ses faubourgs
Tu n'as plus aimé ta mère
Et on a quitté sa sœur
Comme toujours ... Chauffez les gars

Mais mais je te le reredis ... Kaï
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens
J'irai pas à Paris
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéon
T'as voulu voir Paris
Et on a vu Paris
T'as voulu voir Dutronc
Et on a vu Dutronc
J'ai voulu voir ta sœur
J'ai vu le mont Valérien
T'as voulu voir Hortense
Elle était dans l'Cantal
J'ai voulu voir Byzance
Et on a vu Pigalle
À la gare Saint-Lazare
J'ai vu les Fleurs du Mal
Par hasard

J'ai voulu voir

J’ai voulu voir Vierzon et j’ai vu Vierzon. Enfin ! La ville s’endormait et j’en oublie le nom. Mais non. On n’oublie rien, on n’oublie rien du tout, on n’oublie rien de rien, on s’habitue c’est tout. Ni ces départs, ni ces navires, ni ces voyages qui nous chavirent, de paysages en paysages et de visages en visages…

J’ai voulu voir Vierzon et j’ai vu Vierzon. De près. De l’intérieur. Pour mettre un contenu dans un nom propre, des arêtes et des toits autour d’une ville abstraite. Je suis arrivé mais pourquoi moi, pourquoi maintenant, pourquoi déjà et où aller, n’ai-je jamais rien fait d’autres qu’arriver par la nationale 20. La route de mes tournées avait parfois le goût des chemins de traverse. Je ne sais pas pourquoi la route qui me pousse vers la cité, a l’odeur froide des déroutes de peuplier en peuplier. 
       J’ai aperçu le panneau « Vierzon », avec ses lettres noires dans son rectangle blanc aux bords rouges. Et j’ai souri. Et j’ai pris conscience aussi des conséquences de ma chanson, de ce quelle a permis de Vierzonner Vierzon, vous savez, comme Bruxelles bruxellait. J’ai suivi la route jusqu’à user sa pente, dans le centre de cette ville. Je n’ai pas vu de cathédrales pour uniques montagnes, et de noirs clochers comme mâts de cocagne. En creusant ma balade dans la tendresse de l’été, j’ai eu cette surprise de caresser un canal. Pour une fois celui-ci ne s’était ni perdu, ni pendu. Il y a des évidences qu’une chanson éternise. 
        J’ai voulu voir Vierzon et j’ai vu Vierzon. J’ai quadrillé la ville pour remplir de ce qu’elle est dans ce que j’ai du, un instant, l’imaginer en la nommant. Je ne sais pas pourquoi ces rues s’ouvrent devant moi une à une, je ne sais pas pourquoi la ville m’ouvre ses remparts de faubourgs, pour me laisser glisser fragile, sous la pluie parmi mes amours. Et je me suis assis, quelque part que je ne sais pas nommer, sur une place vibrante d’air chaud où pas même ne paraît un chien. 
J’ai voulu voir Vierzon et j’ai vu Vierzon. Comme un parfait inconnu qui n’a aucun bagage à poser mais seulement des chansons que j’aurais pu chanter. Je suis passé devant le théâtre, dommage il était fermé. Mais il était trop tard, peut-être, aussi, pour chanter « Tas voulu voir Vierzon » comme une explication, à Vierzon.
       Allez, on m’attend quelque part comme on attend le roi. Mais on ne m’attend point. Je sais depuis déjà que l’on meurt de hasard en allongeant le pas. J’ai allongé le mien jusque dans les recoins où ma chanson a pu se glisser pour la remplir des souffles de cette ville que je ne connaissais pas. Car je peux bien le dire maintenant, je n’en connaissais rien. Ni ses airs de sous-préfecture fêtant la sous-préfète, ni ses histoires murmurées, ni ce succès… un peu ma faute ou grâce à moi ?
Allez, ce n’est pas que je n’aime plus Vierzon que je le quitte, j’ai de la route jusqu’à Vesoul, Honfleur, Hambourg, Anvers et ses faubourgs. Et je dois passer voir Hortense, et voir Byzance, et la gare Saint Lazare. Chauffe, chauffe, chauffe, Marcel.
 

 
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