Voici la route que Daniel Donin va emprunter de TROYES à HONFLEUR, avec son brave 302 SFV de 1951 … pour arriver le samedi 3 avril 2010 à ... Honfleur où une délégation vierzonnaise (et on espère une délégation de Vesoul) sera reçue officiellement par la mairie. C'est donc le deuxième périple de l'association Vi.Ve Brel après Vesoul en 2009 et avant Hambourg en 2011. Dans l'ordre de la chanson...

Nous en reparlerons.... Evidemment.


Ah, au fait, le portrait de Daniel est dans le livre Les fous du Vierzon qui sort le 16 novembre prochain.... Parce que Daniel, quand il dit qu'il fait, il fait ! Pour la Société Française de Vierzon, pour Jacques Brel, pour son tracteur, parce que Daniel n'a qu'une parole. Et quand on a dit Vesoul, il a dit d'accord. Et quand on a dit Honfleur, il a dit d'accord. Et si on dit Hambourg en 2011 ? Avant tout démarrage de son Vierzon, un grand MERCI par avance, Daniel !


TROYES – La Chapelle st Luc – D 60 Grange l’Evêque – Dierrey st Pierre –D 33 Prunay Belleville –MARIGNY  LE  CHÂTEL (Village estimé d’un ami prénommé Alain !) – St loup de Buffigny – Ferreux Quincey – St Aubin – Nogent sur Seine – D 951 Bray sur Seine – Marrolles sur Seine – Montereau D210 FONTAINEBLEAU – Milly la Forêt – Maisse – Bouville le Grand – ETAMPES – D 191 Boutervillers – Authon la Plaine –Allainville – Ablis – Prunay en Yvelines – D 168 Bleury – Gallardon – Bailleau Armenonville – Yermenonville – Maintenon –D 261 Bouglainval – St Chéron des Champs – Achères – Chêne Cheny – Châteauneuf en Thymerais – D 939 Maillebois – Brezolles – VERNEUIL SUR AVRE – L’Aigle – D919 Glos – Mesnil Rousset – Mélicourt – Montreuil L’Argillé – Courteilles – ORBEC – La Chapelle Yvon – St Denis de Mailloc – Le Mesnil Guillaume – Beuvillers – LISIEUX – D 579 Le Breuil en Auge – PONT l’EVÊQUE – Tourville en Auge – Equemauville Gonneville  et … HONFLEUR !!!!


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

     L'histoire est simple. Celle d'une ville moyenne du centre de la France, au coeur de tout mais finalement, au centre de rien. Une ville parmi 36.000 communes qui tentent, comme les autres, de tirer son épingle du jeu avec un handicap majeur : le manque de confiance en elle. C'est pour cette raison d'ailleurs, qu'une vaste psychanalyse collective a débouché sur un travail intérieur pour tenter de comprendre. A l'heure où le tourisme est un os à ronger, Vierzon se rêve d'une destinée touristique. Seulement voilà. Entre le rêve et la réalité, il y a une marge qu'une récente enquête (auprès de "seulement" deux cents personnes mais bon...) vient d'établir. Plus de la moitié des personnes interrogées ne peuvent pas associer une image avec la ville de Vierzon.
       Combien de villes moyennes sont dans cette situation ? Beaucoup, c'est sûr. Est-ce si grave ? Pas d'images, donc pas d'images négatives... C'est au moins un bon point. Tout de suite avec ce gros pourcentage, un autre, beaucoup plus petit certes mais nettement plus symbolique vient juste derrière : 9,1% des personnes associent la chanson de Jacques Brel à Vierzon... Vient ensuite la campagne (8,4%), la gare-centre de tri (qui n'est plus centre de tri depuis belle lurettes), lieu de passage, le Berry, les chateaux (il faut un peu les chercher à Vierzon...), ville moche (bonjour le cliché), forêt, industrie, le centre.

        Résumons : Jacques Brel coiffe au poteau la campagne et la gare, pourtant de renommée nationale puisque Vierzon est au centre de la transversale Nantes-Lyon et Paris Toulouse. Qui n'est pas passé, voire descendu à Vierzon en prenant le train ? Et bien non, c'est Jacques Brel qui prime ! C'est une fabuleuse leçon. Aujourd'hui, l'office de tourisme de Vierzon cherche à créer une image à la ville de Vierzon, histoire d'attirer les touristes. N'est-elle pas toute trouvée ? Potentiellement, et ramené au nombre de Français, Brel intéresse potentiellement plus de 5 milllions de touristes ? Et s'ils décident de venir à Vierzon, que trouveront-ils ? rien. Pour l'instant. Pour l'instant. Mais que la leçon est belle....
















Le Berry Républicain.

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

On a trouvé ça sur : 

http://lecanarducoin.blogspot.com/

De Montluçon à Vesoul en passant par Vierzon

Etonnant.
L'autre jour, je lisais une interview de Mickael Furnon. Le gars du groupe de rock Mickey 3D.
L'article était intéressant en ce qu'il questionnait le gaillard sur le mal qu'il faisait à la ville de Montluçon. La réponse à la question "Mais qu'est-ce que vous avez contre Montluçon" est ceci dit succulente. Mais rien du tout, répond le Mickael. Je cherchais un cadre à une histoire d’amour glauque. J’aurais pu prendre Tulle ou Guéret, mais Montluçon me permet une pirouette à la fin de la chanson : je cite Montbrison, ma ville, où le personnage rentre.
Sourire ;-)
Evidemment, le parallèle avec Vesoul et Jacques Brel, d'ailleurs évoqué dans l'article, est tentant. Et là, surprise, dans un Monde, je tombe sur un article intitulé T'as voulu voir Vierzon, et on a vu un psy. Le reportage ? Dans un lycée. Cinquante jeunes participaient à une séance... de thérapie collective. Pour exorciser la mauvaise réputation supposée de la cité. Depuis 1968. Année de la création de la chanson du grand Jacques.
Ville rouge, ville morte, ville où il n'ya rien à faire sinon aller au bistrot et regarder les voitures qui passent... Les ados n'y vont pas de main morte. Mais point de référence à Brel. Qui serait refoulée du coup dans l'inconscient collectif. Ca reste une insulte, ici, la chanson, témoigne un prof. Pour le coup presque jaloux de... Vesoul. Pas mieux traitée, la ville a rebondi sur le truc et organisé un festival de chanson.
Où l'on apprend pour finir qu'un blog appelé Vierzoul pourrait servir de prélude à la création d'une association. Réunissant les villes chantées par Brel. Finalement.

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

http://books.google.fr/books?id=PKZYxYsjebIC&lpg=PA108&ots=1hfICEnqXL&dq=Brel%20Vierzon&pg=PA108#v=onepage&q=Brel%20Vierzon&f=false

 


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

Jacques Brel toujours d'actualité. La preuve : Jacques Pessis a écrit une biographie musicale sur le chanteur de Vesoul, interprétée par Nathalie Lhermitte et Aurélien Noël, un accordéoniste originaire de Quinçy, près de Vierzon.

Après le triomphe mondial de « Piaf, une vie en rose et noir », voici la seconde biographie musicale mise en scène par Ned Grujic intitulée Brel, de Bruxelles aux Marquises


De Bruxelles aux Marquises, de 1929 à 1978, Jacques Brel a vécu l’existence qu’il souhaitait, faite de passions, d’émotions, d’amours et d’humour . Préférant l’intensité de l’existence à sa durée, il est allé jusqu’au bout de ses rêves… jusqu’à en crever.

      Dans cette biographie musicale, nous vous raconterons le destin hors du commun du fils d’un « marchand de cartons » qui a choisi de devenir « marchand de chansons ». Pour y parvenir, il a connu le temps des vaches maigres. Il a débuté « longtemps, longtemps » avant de trouver un public à qui il a tout donné, jusqu’à épuisement.

      Pendant quinze ans, il a chanté presque tous les soirs, combattu un trac maladif, fumé cinquante cigarettes par jour, traîné jusqu’au petit matin. Quand il a quitté la scène, au sommet de la gloire, c’est pour demeurer un homme libre, pour découvrir d’autres horizons. Si le destin le lui avait permis, Jacques Brel fêterait, en 2009, ses quatre fois vingt ans.

     Trente ans après sa disparition, son âme demeure présente et ses couplets touchent plus que jamais le coeur des nouvelles générations. Après le triomphe mondial de « Piaf, une vie en rose et noir », « Brel, de Bruxelles aux Marquises », est la seconde biographie musicale proposée par Nathalie Lhermitte,

Jacques Pessis et Aurélien Noël. Ils vous feront voyager dans l’univers du « grand Jacques », en l’évoquant à leur manière, sans jamais l’imiter. Car comme Piaf, Brel est inimitable.

 

THEATRE DEJAZET

41 Boulevard du Temple 75003 PARIS

Du 18 novembre 09 au 2 janvier 2010

du mardi au samedi à 19h - le samedi à 16h30




Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

Quoi de plus légitime que la mémoire de Jacques Brel à Vierzon ? Quoi de plus légitime qu'un rassemblement de tracteurs Société Française Vierzon  (SFV) à Vierzon ? Vierzon doit sa notoriété à Jacques Brel et aux tracteurs de Vierzon, pas forcément dans cet ordre-là car les tracteurs SFV ont porté haut les couleurs de la ville (du débat des années 1930 à la fin des années 50) bien avant que Jacques Brel ne décide de coucher Vierzon dans sa chanson Vesoul, en 1968. Disons que, grossièrement, Jacques Brel a pris le relais des tracteurs.

Aujourd'hui, les tracteurs Vierzon et Jacques Brel appartiennent naturellement au patrimoine vierzonnais, enfin ils devraient... D'où l'idée, de réhabiliter Jacques Brel à Vierzon et, en 2008, d'associer le patrimoine agricole avec Jacques Brel lorsque Daniel Donin de Rosière partit de Troyes sur son tracteur de Vierzon pour arriver sur la place Jacques Brel à Vesoul ! Le symbole était fort. Même scénario, en avril 2010 : Daniel partitra de Troyes sur son tracteur Vierzon pour relier Honfleur, seconde étape de la chanson...


De fêtes de battages en musées du machinisme agricole, de fêtes de villages en rassemblements de tracteurs en tous genres, de comices agricoles en fêtes du patrimoine, les « Vierzon » n'en finissent pas de jouer les vedettes à travers la France. Ici même, dans les pages de Tracteur Rétro, pas un numéro sans voir le bout du nez d'un « Vierzon », sans apercevoir au détour d'une photo la silhouette verte de ces engins devenus mythiques. Mythiques, n'ayons pas peur des mots !


La « collectionnite » du « Vierzon » trempe la plupart du temps ses origines dans un souvenir de jeunesse, dans l'exaltation du démarrage de la boule chaude, dans le son du « Vierzon » qui ne quitte plus jamais les mémoires une fois qu'il y est entré. Pas de fête sans « Vierzon ». Pas de collection sans « Vierzon ».


Partout, cet été, en Bretagne, dans la Beauce, dans la Vienne, dans l'Essonne, dans une petite commune de la Manche, le « Vierzon » a baladé sa bouille : stationnaire en exposition ou entrainant une batteuse; en mouvement creusant des sillons attelé à une charrue.

Partout, le même engouement, le même enthousiasme, les même regards brillants. Et cette question récurrente : que se passe-t-il à Vierzon ? Question perfide car ceux qui la posent suivent de très près l'actualité vierzonnaise de la Société Française. Ils savent qu'il n'y a pas de musée (pas encore mais croisons les doigts pour que cette situation ne dure pas). Ils savent que le site est sauvé (plus question de démolir ce qui se trouve derrière les façades rénovées et classées monuments historiques) mais qu'il reste désespérement vide. La plupart est venue à Vierzon, poussée par une curiosité légitime. D'autres ne sont jamais passés mais aimeraient y venir. Mais tous le confirment : s'il y a, à Vierzon, un rassemblement de « Vierzon », « on vient ! ». Chiche ! Chiche !!!!


Pour les besoins d'un livre qui sortira dans les librairies le 15 novembre intitulé Les fous du Vierzon, Les fous du Vierzon... les nombreux contacts noués à travers la France , avec celles et ceux qui ont une intimité particulière avec les tracteurs « Vierzon », les très nombreux et très riches sites sur la Toile du Net ont surligné d'une cruelle façon, le vide qui règne à Vierzon à propos des... « Vierzon ». Un comble.

Donc, dans la géographie historique de ce fabuleux patrimoine rural et industriel, un collectif d'associations a décidé de se lancer dans l'organisation d'un rassemblement international de tracteurs SFV en juin prochain (la date n'a pas été encore fixée).

Après tout, de nombreux collectionneurs ont bien fait le voyage jusqu'au Pays-Bas, à Panningen, en 2008, ils le feront bien pour venir, dans le berceau des tracteurs SFV, à Vierzon, ville fabuleusement servie par le rail (axe Nantes-Lyon et Paris-Toulouse) et par la route, A71 (Orléans-Clermont-Ferrand), A20 (Vierzon-Toulouse), A85 (Vierzon-Tours).

Ce rassemblement s'adresse à tous les détenteurs de « Vierzon » (et de machines agricoles, locomobiles, batteuses, presses à pailles etc) issues de la ville : Merlin, Brouhot, Société Française, Célestin Gérard, Carroy Giraudon, Société vierzonnaise de construction...


Il s'adresse aussi aux concessionnaires SFV, encore nombreux dans l'Héxagone. Sans oublier les autres villes où le Société a vu le jour : Lunéville, Roanne, Bagnières-de-Bigorre. Il s'adresse aux passionnés en tous genres. Il y a de quoi, à Vierzon, organiser une rencontre historique, dans l'ombre de son Usine mythique, entre toutes celles et tous ceux qui affectionnent, pour une raison ou une autre, le « Vierzon ». Car, franchement, quoi de plus légitime de rassembler les tracteurs « Vierzon » de France et d'ailleurs à Vierzon ?


Renseignements au 06 10 31 14 07.


Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires















Ecrire un commentaire - Voir les commentaires














































(tableau de Gali)

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
En avril 2008, une délégation vierzonnaise se rendait, pour la première fois à Vesoul avec, en gest-star, Daniel Donin de Rosière.
Après être venu deux fois de Troyes jusqu'à Vierzon, sur un tracteur de Vierzon, Daniel est allé à Vesoul, sur la place Jacques Brel toujours avec son tracteur de Vierzon. Un symbole.
Soyons clairs : la ville de Vierzon est connue pour deux raisons majeures : la chanson de Jacques Brel, Vesoul, avec sur toutes les lèvres Tas voulu voir Vierzon et pour ses tracteurs fabriqués à Vierzon, par la Société Française, entre le début des années 1930 et le début des années 1960.
201, 202, 301, 402, 551 etc... Autant de types de tracteurs qui , aujourd'hui, attirent la curiosité, la tendresse et la passion. Rappellent des souvenirs enfouis. Daniel Donin est amoureux fou de son Vierzon.
Lui comme d'autres, ce sont Les Fous du Vierzon, titre de l'ouvrage qui réunit des passionnés de la France entière autour de dizaines et  de dizaines de photos d'archives et de photos contemporaines. L'ouvrage, 288 pages (39 euros) paraîtra aux éditions Castor et Pollux le 15 novembre dans toutes les librairies.

http://www.castor-et-pollux.com/










Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

Cher Jacques,





De quelle empreinte parle-t-on ?
De cette empreinte irréfutable, physique, de ta longue présence à la table d'un restaurant de Vesoul ?
De cette conversation transformée en promesse, qu'un jour, tu parleras de Vesoul dans l'une de tes chansons ?
De cette présence encore sous forme d'un mot d'amour couché sur un livre d'or ? Ou de cette omniprésence dans l'air de Vesoul ?
Dans le parfum de ses rues, dans le cheminement de son histoire et dans l'éclatement de la vérité, enfin : que Vesoul et toi, finalement, ne formez qu'une unité pleine et entière.
Je me souviens des rues de Vesoul et de cette évidence au passage de ton nom. Sans doute ai-je poussé d'une main, cette frustration collante à mes pas qui s'étirent dans les rues de Vierzon. Parce que, voilà, où se trouve ton empreinte, finalement, à Vierzon ?














































A Vesoul, c'est écrit. A Vierzon, c'est tellement sous-jascent.Tellement silencieux. Tellement sous la braise. Il n'existe rien ici qui ne puisse définir, avec des contours nets, la marque de cette empreinte indélébile.
Est-ce important d'ailleurs ? Est-ce si important d'appartenir aux limites de l'histoire quand on peut se dissoudre dans les frontières mouvantes d'un récit qui réclame, en définitif, moins d'exigence, de véracité, de preuves.
Bien sûr que Vesoul a réalisé ce que Vierzon aurait du construire dès les premières notes de ta chanson rendue publique. Mais c'est évident aussi qu'il n'est pas trop tard, que l'avantage entre Vesoul et Vierzon, en fait, c'est que nous avons à inventer la superficie et la profondeur de ton empreinte ici. Et déjà c'est une aventure qui commence à porter ses fruits. Il n'y a qu'à voir ce public, si nombreux, venu le vendredi 9 octobre 2009, au théâtre Mac-Nab, écouter Les Suivants, chanter tes chansons. On se dit, en regardant ce public, que nous aussi, à Vierzon, tu es une évidence. A la différence près, c'est que Vesoul le sait et que Vierzon doit apprendre à le savoir.


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

C'est ce qu'on appelle un succès. Vendredi soir, 9 octobre 2009, au théâtre Mac-Nab à Vierzon, Jacques Brel a trouvé son public. Une salle pleine (environ 400 personnes) pour venir voir et écouter Valérian au chant et Baptiste au piano, dans leur spectacle Les suivants.
Jacques Brel à Vierzon, ça marche. On se demande d'ailleurs pourquoi ça ne marcherait pas à Vierzon, vu que ça marche partout ailleurs. On se demande surtout pourquoi il a fallu attendre aussi longtemps, pourquoi on a pu passer à côté d'une telle évidence... Juste une question de volonté. Donc, le 9 octobre 2008, nous avons eu raison d'insister lourdement sur le fabuleux héritage que Jacques Brel a laissé malgré lui à la ville de  organisant le premier hommage (même si le terme ne convient pas à Brel...) au Ciné Lumière de Vierzon pour le trentième anniversaire de sa mort. Encore raison quand nous avons organisé une manifestation, toujours au ciné Lumière, pour le 80ème anniversaire de sa naissance, le 8 avril 2009.
Programmé dans le calendrier officiel du théâtre Mac-Nab, le spectacle de Valérian et Baptiste prouve que Jacques Brel a bien sa place ici. Que ce rendez-vous annuel, pour l'anniversaire de sa mort, doit être pérrénisé par la ville de Vierzon, d'une façon ou d'une autre. Le maire adjoint à la culture a parlé, vendredi soir, d'un grand rendez-vous pour les Estivales du canal 2010.
Autre preuve : Brel traverse les générations et il est capable de réconcilier une ville avec la souffrance de son image. Vesoul l'a fait. Logée à la même enseigne que Vierzon, Vesoul a su tirer partie de cette chanson. Volonté culturelle, volonté politique.
Qui osera dire que Brel est ringard ? Qu'il appartient à une autre génération ? Que c'est du passé ? Pas les élus vierzonnais en tout cas qui, vendredi soir, sont venus voir le spectacle dans une salle pleine. Un grand merci à Gilles Magréau, le directeur du théâtre Mac-Nab d'avoir su choisir le bon spectacle pour unir le public aux artistes.
Aujourd'hui samedi 10 octobre 2009, c'est le festival Jacques Brel de Vesoul qui démarre au théâtre Edwige Feuillère avec Guy Marchand, Lisa Portelli, Abd al Malik, Arno, Manu Galure, Nilda Fernandez, Brigitte Fontaine etc. Vesoul a trouvé cette belle formule pour son festival : dans le le dernier numéro de son bulletin municipal, on peut lire :

L'empreinte de Jacques Brel à Vesoul.

En écho, nous sommes désormais en mesure d'écrire :

L'empreinte de Jacques Brel à Vierzon.


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
     Vendredi 9 octobre 2009, à quelques heures de leur spectacle Les suivants, sur la scène du théâtre Mac-Nab de Vierzon, interview de Valérian Renault, le chanteur du groupe Les vendeurs d'enclume accompagné de son pianiste Baptiste Dubreuil. (photo Rémy Beurion).





Pourquoi Jacques Brel ?

J'ai découvert Jacques Brel à 15 ans. Et j'ai pris conscience qu'on pouvait mettre de la viande dans les chansons et pas seulement des choses jolies et des bons sentiments. Ensuite, j'adore la chanson française mais pas la chanson française actuelle. Avec Jean-Baptiste qui n'a pas les mêmes goûts musicaux que moi, on voulait monter un spectacle de reprise. On était parti sur Léo Ferré mais finalement, on a choisi Brel. J'étais déjà imprégné de ses chansons. Les chansons de Jacques Brel ne m'avaient jamais quitté. Notre dénominateur commun, à moi et à Baptiste, c'est aujourd'hui Jacques Brel.

Vous avez 28 ans. Brel traverse donc les générations.

Oui parce que la chanson française, ce doit être ça. Jacques Brel est plus d'actualité que de son vivant. C'est une partition délicieuse. J'ai 28 ans, Baptiste 35 ans. Quand on se présentait sur des scène, certains venaient avec des cageots de tomates pour nous les lancer, parce qu'il faut oser reprendre Brel. Finalement, ils ne lançaient pas les tomates mais venaient nous voir à la fin pour nous dire qu'ils avaient aimé.

Qu'est ce qui fait que Brel vous habite tant ?

Son répertoire est un répertoire de scène. Les chansons de Jacques Brel sont faites pour la scène. Si Jacques Brel n'est pas repris, alors son répertorie est condamné à mourir. J'ai en tête des reprises de Jacques Brel, Le tango funèbre par Bashung par exemple, c'est extraordinaire. Je le reconnais, notre spectacle est sombre. Nous sommes interdits les stanards comme Ne me quitte pas. Moi, pour ma part, j'ai découvert des chansons de Jacques Brel comme la Statue, la Colombe ou les Singes, des chansons de ses débuts. La première chanson de Brel que j'ai écouté, c'était Quand on n'a que l'amour...

Et Vesoul ?

Nous avions commencé à la travailler. Mais au bout du compte, notre interprétation n'apportait rien de plus. Alors on a laissé tomber. Nous avons choisi des chansons aussi qui étaient matière à enrichissements. Les Vieux amants, Aux suivants qui a donné le nom du spectacle Les suivants

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

T'as voulu voir Vierzon...


J’ai voulu voir Vierzon et j’ai vu Vierzon. Enfin ! La ville s’endormait et j’en oublie le nom. Mais non. On n’oublie rien, on n’oublie rien du tout, on n’oublie rien de rien, on s’habitue c’est tout. Ni ces départs, ni ces navires, ni ces voyages qui nous chavirent, de paysages en paysages et de visages en visages…

J’ai voulu voir Vierzon et j’ai vu Vierzon. De près. De l’intérieur. Pour mettre un contenu dans un nom propre, des arêtes et des toits autour d’une ville abstraite. Je suis arrivé mais pourquoi moi, pourquoi maintenant, pourquoi déjà et où aller, n’ai-je jamais rien fait d’autres qu’arriver par la nationale 20. La route de mes tournées avait parfois le goût des chemins de traverse. Je ne sais pas pourquoi la route qui me pousse vers la cité, a l’odeur froide des déroutes de peuplier en peuplier. 
       J’ai aperçu le panneau « Vierzon », avec ses lettres noires dans son rectangle blanc aux bords rouges. Et j’ai souri. Et j’ai pris conscience aussi des conséquences de ma chanson, de ce quelle a permis de Vierzonner Vierzon, vous savez, comme Bruxelles bruxellait. J’ai suivi la route jusqu’à user sa pente, dans le centre de cette ville. Je n’ai pas vu de cathédrales pour uniques montagnes, et de noirs clochers comme mâts de cocagne. En creusant ma balade dans la tendresse de l’été, j’ai eu cette surprise de caresser un canal. Pour une fois celui-ci ne s’était ni perdu, ni pendu. Il y a des évidences qu’une chanson éternise. 
        J’ai voulu voir Vierzon et j’ai vu Vierzon. J’ai quadrillé la ville pour remplir de ce qu’elle est dans ce que j’ai du, un instant, l’imaginer en la nommant. Je ne sais pas pourquoi ces rues s’ouvrent devant moi une à une, je ne sais pas pourquoi la ville m’ouvre ses remparts de faubourgs, pour me laisser glisser fragile, sous la pluie parmi mes amours. Et je me suis assis, quelque part que je ne sais pas nommer, sur une place vibrante d’air chaud où pas même ne paraît un chien. 
J’ai voulu voir Vierzon et j’ai vu Vierzon. Comme un parfait inconnu qui n’a aucun bagage à poser mais seulement des chansons que j’aurais pu chanter. Je suis passé devant le théâtre, dommage il était fermé. Mais il était trop tard, peut-être, aussi, pour chanter « Tas voulu voir Vierzon » comme une explication, à Vierzon.
       Allez, on m’attend quelque part comme on attend le roi. Mais on ne m’attend point. Je sais depuis déjà que l’on meurt de hasard en allongeant le pas. J’ai allongé le mien jusque dans les recoins où ma chanson a pu se glisser pour la remplir des souffles de cette ville que je ne connaissais pas. Car je peux bien le dire maintenant, je n’en connaissais rien. Ni ses airs de sous-préfecture fêtant la sous-préfète, ni ses histoires murmurées, ni ce succès… un peu ma faute ou grâce à moi ?
Allez, ce n’est pas que je n’aime plus Vierzon que je le quitte, j’ai de la route jusqu’à Vesoul, Honfleur, Hambourg, Anvers et ses faubourgs. Et je dois passer voir Hortense, et voir Byzance, et la gare Saint Lazare. Chauffe, chauffe, chauffe, Marcel.
 

 

  C'est fait ! Vierzon a enfin vu Vesoul ! Vierzon aura même une place Jacques Brel, ce sera la place de la gare de Vierzon. C'est ce qu'a annoncé le maire de Vierzon à... Vesoul ! Un formidable symbole. Le 4 avril 2009, en effet, une délégation vierzonnaise et le maire de Vierzon étaient officellement reçues par la mairie de Vesoul pour marquer les premiers signes d'un rapprochement entre ces deux villes pour l'instant et toutes les autres villes et lieux évoqués dans la chanson de Jacques Brel, plus tard.
Le 9 octobre 2008, et pour une autre première fois de son histoire, Vierzon a rendu hommage à Jacques Brel qui a, lui-même, permis de rendre célèbre la ville de Vierzon. Contrairement à Vesoul qui a fait de Jacques Brel et de sa chanson, son étendard, sa publicité et sa plus belle carte de visite, Vierzon a boudé pendant quarante ans la chanson. Pour quels motifs ? C'est un mystère.
A Vierzon, une poignée de passionnés a décidé de remettre l'histoire à sa place. 
Ce blog, né le 15 janvier 2008, en est l'incarnation. Sur la future place Jacques Brel, un monument (statue, buste...) représentera Jacques Brel. Pourquoi ne pas profiter de cette occasion pour créer un Arbre à panneaux sur lequel nous souhaitons faire figurer toute les villes et tous les lieux contenus dans la chanson Vesoul, ainsi que le nombre de kilomètres à partir de Vierzon. Parce que, c'est Marcel Azzola qui le dit, la chanson a failli s'appeler Vierzon-Vesoul. Et si finalement c'est Vesoul qui a hérité du titre, c'est Vierzon qui figure en tête de la chanson. C'est donc à partir d'ici que tout doit partir. Et que tout partira.
Vierzon doit ça à Jacques Brel. Car le département du Cher est Brélien : le Grand Jacques a chanté deux fois à la Maison de la Culture de Bourges, en 1963 et en 1966, pour sa tournée d'adieu. Jacques Brel a choisi Vierzon pour sa chanson mais c'est Saint-Amand Montrond qui lui a érigé une statue !
Et la plus belle histoire que l'on peut raconter ce n'est pas celle que Jacques Brel a écrit à Vierzon, parce que nous ne connaissons pas les raisons exactes de son choix. Mais c'est justement, imaginé l'histoire qu'il aurait pu écrire et mieux, cette histoire qui, malgré lui, il a composé dans l'air d'une chanson et dans le flot de ses paroles forgé sur un accordéon.



"On ne se dit jamais tout"
Paroles : Rémy Beurion
Orchestration : Jean-Jacques Vazeille
Musique et chant : Daniel Farigoule



 

 

Tu es chez toi à Vierzon








Rencontres inédites, surprises fabuleuses, écriture sans relâche dans un plaisir extrême pour que Jacques Brel, ici, à Vierzon, trouve une terre d'accueil propice à la réhabilitation de sa chanson Vesoul, à cette extraordinaire façon qu'il a eu de parler de Vierzon et que Vierzon, dans une indifférence générale et toujours inexplicable a ignoré et tente encore d'ignorer. Ce blog est là. Il ne serait rien, évidemment, sans ces visiteurs qui viennent frapper à la porte parce qu'ils ont l'adresse ou ces autres visiteurs qui, au hasard de la toile, tombe sur cette fenêtre brélienne qu'ils ouvrent, par laquelle ils entrent car c'est bien connu, losrque comme Jacques Brel on est mis dehors par la porte de Vierzon, la seule issue c'est d'entrer par la fenêtre !

Chauffe Marcel !























"En 1968, ce fut le mémorable Vesoul qui a failli s'appeler Vierzon-Vesoul et même Azzola-Vesoul, ce que je n'ai pas accepté. On sait qu'il m'encouragea d'un Chauffe Marcel ! et cette apostrophe me poursuit encore affectueusement de la part du public. C'était un cri. Vas-y, donne-toi à fond, c'est cela que ça voulait dire. Il me provoquait, me motivait. Je ne pouvais faire autrement que d'improviser avec un son musette, avec des variations, de la dentelle en quelque sorte."

Marcel Azzola, accordéoniste de Jacques Brel. 1998.

 




" Nous étions deux amis et Fanette m'aimait..." Un vers, un simple alexandri et tout est déjà dit, ou presque. C'est là l'un des traits les plus remarquables de l'écriture de Jacques Brel : ses entrées en matière sont souvent si éloquentes qu'elles nous empoignent dès les premiers mots. Même lorsque le propos n'est pas "congestionnant d'intérêt", pour rependre une expression qui lui était familière :

T'as voulu voir Vierzon

Et on a vu Vierzon !
T'as voulu voir Vesoul
Et on a vu Vesoul...


On peut tout ignorer de la situation géographique de Vesoul ou de Vierzon, le rapport de forces, lui, est déjà installé.../..."



"Mise en boîte en deux prises Vesoul sera le gros succès radiophonique de l'album. Tout y concourt : une mélodie accrocheuse, derrière laquelle Marcel Azzola se livre sur son accordéon à des exercices de haute voltige; des paroles pleines de fantaisie, émaillés de multiples clins d'oeil (allusions à Jacques Dutronc, aux Fleurs du mal etc.); et surtout une éblouissante performance vocale rappelant celle de la Valse à mille temps avec des prouesses identiques de diction et de respiration. Sans parler de ce gimmick qui fera le tour de l'Héxagone Chauffe, Marcel !
     Venue dans le feu de l'action alors que Brel, tout en chantant, faisait monter la sauce musicale et galvanisait l'orchestre à l'aide de sa guitare, cette apostrophe à l'accordéoniste était directement empruntée à une chanson des Charlots (Je dis n'importe quoi, 1966, paroles de Gérard Rinaldi et musique d'Antoine). Mais avec le temps, ce tube d'une saison disparaîtra de la mémoire collective qui retiendra uniquement l'interpellation brélienne, attribuant à Jacques la paternité de la trouvaille.
     Malgré un ton délibérément comique, flirtant avec le nosense à la Hellzapoppin, Vesoul n'en reste pas moins une chanson très représentative de l'univers de son auteur. Tout comme Le cheval ou Comment tuer l'amant de sa femme... elle met en scène un personnage falot, incapable de se prendre en main et d'assumer ses propres désirs.      
     Entièrement sous la coupe de sa femme, il se borne à la suivre, comme s'il trottinait derrière elle, au hasard de ses toquades et de ses caprices, sans jamais avoir voix au chapitre. A peine fait-il mine parfois, comme tous les faibles, de se regimber en prétextant fixer des limites à l'intolérable :

... je te préviens

J'irai pas à Paris;
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flonsflons
De la vasle musette
Et de l'accordéon.

                                       
Comble du ridicule, c'est justement sur une cavalacade d'accordéon effrénée qu'il lance cet ultimatum désiroire (Marcel Azzola dont l'avis en la matière ne peut que faire autorité souligne que Jacques Brel jouait assez bien de l'accordéon-piano : "pas sur scène, bien sûr, mais enfin il aimait bien ça). Un personnage, installé en bonne place dans sa galerie de porttraits de losers, pour lequel Brel éprouve toutefois une tendresse certaine. Ne lui offre-t-il pas une vision fugitive des Fleurs du mal (Baudelaire étant, rappelons-le, l'un es poètes que Jacques admire le plus), en le promenant dans cette gare Saint-Lazare où Les timides essaient de se bercer d'illusions?"


De Marc Robine dans "Le roman de Jacques Brel"

Vierzon, Vesoul... VierZoul















T'as voulu voir Vierzon
Et on a vu Vierzon
T'as voulu voir Vesoul
Et on on a vu Vesoul
T'as voulu voir Honfleur
Et on a vu Honfleur
T'as voulu voir Hambourg
Et on a vu Hambourg
J'ai voulu voir Anvers
Et on a revu Hambourg
J'ai voulu voir ta sœur
Et on a vu ta mère
Comme toujours

T'as plus aimé Vierzon
Et on a quitté Vierzon
T'as plus aimé Vesoul
Et on a quitté Vesoul
T'as plus aimé Honfleur
Et on a quitté Honfleur
T'as plus aimé Hambourg
Et on a quité Hambourg
T'as voulu voir Anvers
Et on n'a vu qu'ses faubourgs
Tu n'as plus aimé ta mère
Et on a quitté sa sœur
Comme toujours
Et je te le dis
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens
J'irai pas à Paris
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéeon
T'as voulu voir Paris
Et on a vu Paris
T'as voulu voir Dutronc
Et on a vu Dutronc
J'ai voulu voir ta sœur
J'ai vu le mont Valérien
T'as voulu voir Hortense
Elle était dans l'Cantal
J'ai voulu voir Byzance
Et on a vu Pigalle
À la gare Saint-Lazare
J'ai vu les Fleurs du Mal
Par hasard
T'as plus aimé Paris
Et on a quité Paris
T'as plus aimé Dutronc
Et on a quitté Dutronc
Maintenant je confonds ta sœur
Et le mont Valérien
De ce que je sais d'Hortense
J'irai plus dans l'Cantal
Et tant pis pour Byzance
Puisque j'ai vu Pigalle
Et la gare Saint-Lazare
C'est cher et ça fait mal
Au hasard

Et je te le redis chauffe Marcel
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens kaï kaï
Le voyage est fini
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéon















T'as voulu voir Vierzon
Et on a vu Vierzon
T'as voulu voir Vesoul
Et on on a vu Vesoul
T'as voulu voir Honfleur
Et on a vu Honfleur
T'as voulu voir Hambourg
Et on a vu Hambourg
J'ai voulu voir Anvers
Et on a revu Hambourg
J'ai voulu voir ta sœur
Et on a vu ta mère
Comme toujours

T'as plus aimé Vierzon
Et on a quitté Vierzon... chauffe... chauffe
T'as plus aimé Vesoul
Et on a quitté Vesoul
T'as plus aimé Honfleur
Et on a quitté Honfleur
T'as plus aimé Hambourg
Et on a quité Hambourg
T'as voulu voir Anvers
Et on n'a vu qu'ses faubourgs
Tu n'as plus aimé ta mère
Et on a quitté sa sœur
Comme toujours ... Chauffez les gars















Mais mais je te le reredis ... Kaï
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens
J'irai pas à Paris
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéon
T'as voulu voir Paris
Et on a vu Paris
T'as voulu voir Dutronc
Et on a vu Dutronc
J'ai voulu voir ta sœur
J'ai vu le mont Valérien
T'as voulu voir Hortense
Elle était dans l'Cantal
J'ai voulu voir Byzance
Et on a vu Pigalle
À la gare Saint-Lazare
J'ai vu les Fleurs du Mal
Par hasard


(les photos sont signées Line Brancher. Elles ont été prises le 9 octobre 2008 au Ciné-Lumière de Vierzon lors de la soirée-hommage à Jacques Brel. ici, le spectacle de Pierre Jacquet et de son accordéoniste Joël.)

Vu de Vesoul...

"C'était un beau jour de novembre 1960. A priori le 8, mais Jacqueline Kielwasser ne s'en rappelle plus vraiment. En revanche, et près de cinquante ans plus tard, le souvenir de Jacques Brel s'attablant pour déjeuner, la patronne de la Bonne Auberge le garde intact. La maîtresse des lieux, seule avec sa serveuse, Michelle Duguet, décédée depuis, offre le café à son hôte de marque. Et entame la discussion. En voici la substantifique moelle : Vous ne voudriez pas faire une chanson sur Vesoul ? Ca vous ferait plaisir à toutes les deux ? Je vous promets que je parlerai de Vesoul. Sur le livre d'or du restaurant vésulien parmi les lus renommés de l'Héxagone à l'époque, le Grand Jacques signe, sur la page précédent la dédicace des frères Jacques : Avec ma plus gentille chanson. Très sincèrement. l'histoire était en marche.

Incontestablement, le grand Jacques a assis la notoriété de la cité. Pas forcément dans le bon sens du terme. Quarante ans après le morceau, l'étiquette de trou perdu colle toujours à Vesoul. Quand il chante Amsterdam ou le Plat pays, ça parle, mais pour Vesoul... argumente le maire actuel et secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie Alain Joyandet  qui y a saisi le vecteur de communication en créant le festival Jacques Brel en 2000. Il veut le croire, sur la base des remarques qui lui sont adressées à l'étranger : On est plus dans l'interrogatif que dans le péjoratif, on me demande pourquoi a-t-il chanté Vesoul ? Il tient la réponse.

L'Est Républicain. Le 14 octobre 2008.

Dans la presse

"Dans l'esprit du travail commun, l'élu suggère de faire un partenariat avec la ville de Vesoul pour promouvoir l'image de Vierzon. Brel fait la promo de la ville à travers le monde. Pourquoi ne pas nous rapprocher d'eux ? interroge-t-il. Et Jean-Bernard Sauvage (conseiller municipal délégué aux relations extérieures dont les jumelages) de proposer, pêle-mêle, un parcours cyclotouriste entre les deux villes et pourquoi pas y associer Honfleur et Anvers sous forme de clin d'oeil à la chanson du grand Jacques. Il pense qu'il faut à Vierzon, au moins une place Jacques-Brel, et pas une rue au milieu de nulle part. Et donner son nom à une salle de spectacles, ce serait parfait."


Le Berry Républicain. octobre 2008.

"Immortalisée par Jacques Brel, Vierzon cherche à faire sa promo. La ville du Cher envisage de se servir de l'image du chanteur pour mieux se faire connaître. Un partenariat est à l'étude avec Vesoul, autre ville vantée par l'artiste, et un parcours cyclotouriste entre les deux villes devrait voir le jour. Honfleur et Anvers pourraient y être associées. En attendant, une place, une rue et une salle de spectacle devraient prochainement porter le nom de l'artiste."

Aujourd'hui-en-France/Le Parisien. Octobre 2008.


"L'école de musique de Vierzon pourrait s'appeler école Jacques-Brel, suggère un ancien élu vierzonnais, Roger Coulon. Avec Alain-Fournier et Jacques-Brel, Roger Coulon considère que ces deux personens connues dans le monde entier par des millions d'individus rendent toujours hommage à la ville. Ils méritent d'y être présents."


Le Berry Républicain. Octobre 2008.











"Brel a évoqué Vierzon dans une de ses chansons. Il serait logique d'édifier une statue à sa gloire au coeur de la cité. La hauteur de l'oeuvre serait en rapport avec la somme d'argent récoltée lors d'une souscription populaire. Une méthode pour ne pas gréver le budget municipal, c'est ce qui s'est fait pour Claude François."

La Nouvelle République. Octobre 2008.

"Je suis venu à Vierzon en partie à cause de Brel. Et je ne regrette pas mon choix. Je me plais ici."

Le Berry Républicain. Octobre 20O8.

 

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recommander

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés