A quand une place Jacques Brel...

 

à Vierzon.... ?

 

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En pleine descente, panne de rênes. Le Père-Noël n'en crut pas lui même. Il aurait parié tous ses lutins sur la fiabilité de son traineau Rênhaut. Et là, un 24 décembre, la pire poisse embrase sa barbe blanche. Pas de rênes, pas d'étrennes. Dans un aterrissage qu'il pressent sur le fil, le Père-Noël parvient à distinguer, entre deux jets de poudreuse, quelques lumières bavardes. Au moins, il ne sera pas seul, au milieu d'un champ de nulle part, sans antenne-relais pour son téléphone portable. Dans une manoeuvre désespérée, il parvient à planer suffisamment longtemps pour s'approcher le plus possible de l'agglomération silencieuse. Freinant des quatre fers tout en serrant les dents, le Père-Noël immobilise son attelage près d'un panneau d'entrée de ville. Plissant les yeux dans la […]

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ET MOI DANS MON DESERT Et tout à coup, il se tut. Le repos a, sous certains aspects, le tort de devenir très vite de l'inutilité. Le repos a ce travers : quand il est consenti, ce n'est pas un problème. Quand il est obligé, il amidonne la capacité à se mouvoir. C'est le début d'un processus irréversible : l'arrêt, la rouille, la position statique, la ferraille, la casse, la panne, le mode épave. Une succession d'états mène aux mêmes tourments, aux mêmes ordres sans réponse. Parfois, l'interruption sert à prolonger l'instant de l'activité. Mais là, je crois que le vide s'appelle simplement l'absence. "Lui dans sa dernière bière,Et moi dans mon brouillard,Lui dans son corbillard,Et moi dans mon désert" (1) J'ai tes cendres dans ma sacoche, nous roulons vers une autre idée, celle que la […]

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Vesoul T'as voulu voir Vierzon V comme Vesoul et V comme Vierzon... En 1968, Jacques Brel enregistre sur son album intitulé “J'arrive”, une chanson singulière. Sans le savoir, elle offre à Vierzon, une extraordinaire notoriété, toujours d'actualité. La chanson porte le titre Vesoul mais elle commence par ces deux vers « T'as voulu voir Vierzon, et on a vu Vierzon ». Impossible d'échapper à la rengaine. L'image de Brel et celle de Vierzon sont depuis soudées dans une valse atypique. Quelques semaines après la sortie du disque, une équipe de télévision se rend à Vesoul pour réaliser un reportage (archives INA). Les Vésuliens et son maire de l'époque, avec un accent taillé dans le bois, témoignent de leur satisfaction qu'un grand chanteur comme Jacques Brel immortalise Vesoul dans son […]

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Un jour, peut-être, à Vierzon, la place de l'hôtel de ville portera ton nom.... On peut rêver....

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Berry Républicain Dans la République (La République) (Berry Républicain) Emprunté à : l'interview de l'auteur sur le site C4N River, pour C4N: Bonjour Remy Beurion, vous ètes déjà l'auteur de plusieurs livres, tous sur des sujets plutôt en rapport avec la ville de Vierzon. Vierzon c'est votre ville, votre credo, votre passion… Rémy: Vierzon est la ville où je suis né, celle de Jacques Brel (T'as voulu voir Vierzon et on a vu Vierzon), celle des tracteurs Vierzon, de la ligne de démarcation, du train, des autoroutes, bref, une ville universelle et intéressante, attachante aussi, qui n'a pas la réputation qu'elle mérite. C'est une ville qui possède une histoire riche avec un potentiel très fort de patrimoine industriel sous-exploité. Aucune référence à Brel, aucune référence physique […]

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Lu dans la République de Vierzon

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Lu sur le site Médiapart (Je n’en savais rien et je m’en foutais à vrai dire, l’ami en question étant d’après mes critères moins sportif qu’analphabète car il a tendance à dire plus que de raison « j’ai été » à la place de « je suis allé » quand il s’agit de raconter ses souvenirs de vacances à Vierzon où il a encore de la famille malgré l’indigence culturelle de la ville et le prix du billet SNCF rédhibitoires). Et bing ! Y aura-t-il un jour une justice à l'égard de Vierzon ? Ou la ville est-elle condamnée à servir de putching-ball à des chroniqueurs qui prononcent le nom de Vierzon, sans doute entendu ça et là pour différentes raisons, afin de définir le désert provincial et de caricaturer une sous-préfecture en mal d'affection notoire ? Il y a un paradoxe étonnant dans l'évocation […]

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Jacques Pessis. Parler de chanson française avec Jacques Pessis, c'est à chaque fois le plaisir d'attiser une passion ! Comme avec le spectacle consacré à Edith Piaf présenté l'année dernière à Narbonne, il évoque volontiers et avec fougue le moment privilégié que la Cour de la Madeleine prendra dans ses bras ce mardi et mercredi : "Le spectacle 'Brel, de Bruxelles aux Marquises' est bâti sur le même principe que celui de Piaf. Il s'agit d'un genre que j'ai lancé, la biographie musicale. Je raconte Brel, Nathalie Lhermitte le chante, le tout accompagné par le musicien Aurélien Noël. C'est simplement plus théâtralisé que Piaf. Nous avons joué ce spectacle plus de 200 fois à Paris." Entre Jacques Brel et Charles Trenet, quelle est la relation ? "Brel considérait Trenet comme son maître. […]

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La Maison Jacques Brel ferme pour mieux s'ouvrir aux cultures urbaines La future structure sera essentiellement dédiée aux cultures urbaines : musique, danse, expression corporelle et deviendra un lieu de promotion de la musique et de l’expression scénique. Des manifestations culturelles (spectacle, concert) y seront régulièrement organisées. Ce projet initié par les élus s’inscrit dans la continuité des actions déjà menées à la Maison Jacques Brel. Depuis plusieurs années, la structure propose aux jeunes des ateliers de création et d’expression musicale animés par un intervenant extérieur et 2 animateurs. De plus en plus nombreux, les participants à ces ateliers pouvaient travailler la musique et le montage assistés par ordinateur. À l’avenir, les jeunes pourront développer leurs […]

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Vous vous intéressez à notre travail et, peut-être, avons-nous déjà eu le plaisir de vous compter parmi les spectateurs de « ILS PARLENT DE JACQUES » par le passé : nous vous en remercions. Un spectacle n’étant jamais figé, nous nous employons constamment, de répétition en répétition, de représentation en représentation, à l’améliorer, à le faire progresser. C’est ainsi que, régulièrement, lors de changements plus importants que les autres, une nouvelle version apparaît. Nous avons aujourd’hui le plaisir de vous annoncer la dernière évolution de notre spectacle en chansons sur l’œuvre et la vie de Jacques BREL, par la participation nouvelle de deux musiciens : Pepito ORTEGA à la guitare et Fabien PACKO à l’accordéon et au piano. Si le déroulement global du spectacle ne change pas, par […]

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Article emprunté au Dauphiné FESTIVAL / ISERE SUD Dany Brillant : « Brel, c’était une véritable rock star » Il est la tête d’affiche de la dernière soirée du festival des Rencontres Brel qui aura lieu du 19 au 24 juillet à Saint-Pierre-de-Chartreuse. Dany Brillant se produira samedi 23 juillet sous le chapiteau. Entretien. Que représente pour vous Jacques Brel ? « C’est un véritable monument de la chanson française par son style, son énergie. Ses chansons ont dépeint un monde anti bourgeois avec les thématiques de l’ennui, de la solitude, de la révolte, du désamour. Avec ses chansons, Jacques Brel faisait une véritable critique sociale. Sur scène, c’était une véritable rock star. Il mettait une énergie surhumaine. On avait l’impression qu’il allait mourir sur scène à chaque fois. » […]

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"On m'avait dit, tu voudras voir Vierzon, maintenant je peux dire que j'ai vu Vierzon." C’est un coup à renoncer à son cachet ça, de la part d’Arthur, le héros de TF1 et des Enfants de la télé, pour avoir, dans son spectacle aux Estivales du Canal, évoquer Brel à Vierzon ! Sacrilège ! Dans un spectacle payé par la municipalité en plus ! D’autant qu’il a eu l’audace d'ajouter, au moment des remerciements, avec plus de sérieux : "J'ai beaucoup entendu parler de Vierzon. J'ai entendu la chanson en boucle quand j'étais plus jeune dans ma famille". Pas même besoin de préciser à quelle chanson Arthur faisait référence... Et si LE grand Arthur connaît la ville de Vierzon à travers LA chanson, (celle que l’on ne nomme plus, chut…) tout le monde la connaît aussi non ? Une preuve irréfutable de […]

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Brelitude La place de l'hôtel de ville de Vierzon en place Jacques Brel, méritée non ? Franchement, ça va de soi non ?

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La vidéo d'AnversE

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Pour voir la vidéo d'AnversE, cliquez sur cette photo

Brel et le tracteur Vierzon

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Pour suivre l'aventure du tracteur de Vierzon (le 302 de Daniel Donin de Rosière) sur la route d'AnversE, cliquez sur la photo.

T'as voulu voir Vierzon...


 

 

VierZoul

T'as voulu voir Vierzon
Et on a vu Vierzon
T'as voulu voir Vesoul
Et on on a vu Vesoul
T'as voulu voir Honfleur
Et on a vu Honfleur
T'as voulu voir Hambourg
Et on a vu Hambourg
J'ai voulu voir Anvers
Et on a revu Hambourg
J'ai voulu voir ta sœur
Et on a vu ta mère
Comme toujours

T'as plus aimé Vierzon
Et on a quitté Vierzon
T'as plus aimé Vesoul
Et on a quitté Vesoul
T'as plus aimé Honfleur
Et on a quitté Honfleur
T'as plus aimé Hambourg
Et on a quité Hambourg
T'as voulu voir Anvers
Et on n'a vu qu'ses faubourgs
Tu n'as plus aimé ta mère
Et on a quitté sa sœur
Comme toujours
Et je te le dis
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens
J'irai pas à Paris
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéeon
T'as voulu voir Paris
Et on a vu Paris
T'as voulu voir Dutronc
Et on a vu Dutronc
J'ai voulu voir ta sœur
J'ai vu le mont Valérien
T'as voulu voir Hortense
Elle était dans l'Cantal
J'ai voulu voir Byzance
Et on a vu Pigalle
À la gare Saint-Lazare
J'ai vu les Fleurs du Mal
Par hasard
T'as plus aimé Paris
Et on a quité Paris
T'as plus aimé Dutronc
Et on a quitté Dutronc
Maintenant je confonds ta sœur
Et le mont Valérien
De ce que je sais d'Hortense
J'irai plus dans l'Cantal
Et tant pis pour Byzance
Puisque j'ai vu Pigalle
Et la gare Saint-Lazare
C'est cher et ça fait mal
Au hasard

Et je te le redis chauffe Marcel
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens kaï kaï
Le voyage est fini
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéon

T'as voulu voir Vierzon
Et on a vu Vierzon
T'as voulu voir Vesoul
Et on on a vu Vesoul
T'as voulu voir Honfleur
Et on a vu Honfleur
T'as voulu voir Hambourg
Et on a vu Hambourg
J'ai voulu voir Anvers
Et on a revu Hambourg
J'ai voulu voir ta sœur
Et on a vu ta mère
Comme toujours

T'as plus aimé Vierzon
Et on a quitté Vierzon... chauffe... chauffe
T'as plus aimé Vesoul
Et on a quitté Vesoul
T'as plus aimé Honfleur
Et on a quitté Honfleur
T'as plus aimé Hambourg
Et on a quité Hambourg
T'as voulu voir Anvers
Et on n'a vu qu'ses faubourgs
Tu n'as plus aimé ta mère
Et on a quitté sa sœur
Comme toujours ... Chauffez les gars

Mais mais je te le reredis ... Kaï
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens
J'irai pas à Paris
D'ailleurs j'ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l'accordéon
T'as voulu voir Paris
Et on a vu Paris
T'as voulu voir Dutronc
Et on a vu Dutronc
J'ai voulu voir ta sœur
J'ai vu le mont Valérien
T'as voulu voir Hortense
Elle était dans l'Cantal
J'ai voulu voir Byzance
Et on a vu Pigalle
À la gare Saint-Lazare
J'ai vu les Fleurs du Mal
Par hasard

J'ai voulu voir

J’ai voulu voir Vierzon et j’ai vu Vierzon. Enfin ! La ville s’endormait et j’en oublie le nom. Mais non. On n’oublie rien, on n’oublie rien du tout, on n’oublie rien de rien, on s’habitue c’est tout. Ni ces départs, ni ces navires, ni ces voyages qui nous chavirent, de paysages en paysages et de visages en visages…

J’ai voulu voir Vierzon et j’ai vu Vierzon. De près. De l’intérieur. Pour mettre un contenu dans un nom propre, des arêtes et des toits autour d’une ville abstraite. Je suis arrivé mais pourquoi moi, pourquoi maintenant, pourquoi déjà et où aller, n’ai-je jamais rien fait d’autres qu’arriver par la nationale 20. La route de mes tournées avait parfois le goût des chemins de traverse. Je ne sais pas pourquoi la route qui me pousse vers la cité, a l’odeur froide des déroutes de peuplier en peuplier. 
       J’ai aperçu le panneau « Vierzon », avec ses lettres noires dans son rectangle blanc aux bords rouges. Et j’ai souri. Et j’ai pris conscience aussi des conséquences de ma chanson, de ce quelle a permis de Vierzonner Vierzon, vous savez, comme Bruxelles bruxellait. J’ai suivi la route jusqu’à user sa pente, dans le centre de cette ville. Je n’ai pas vu de cathédrales pour uniques montagnes, et de noirs clochers comme mâts de cocagne. En creusant ma balade dans la tendresse de l’été, j’ai eu cette surprise de caresser un canal. Pour une fois celui-ci ne s’était ni perdu, ni pendu. Il y a des évidences qu’une chanson éternise. 
        J’ai voulu voir Vierzon et j’ai vu Vierzon. J’ai quadrillé la ville pour remplir de ce qu’elle est dans ce que j’ai du, un instant, l’imaginer en la nommant. Je ne sais pas pourquoi ces rues s’ouvrent devant moi une à une, je ne sais pas pourquoi la ville m’ouvre ses remparts de faubourgs, pour me laisser glisser fragile, sous la pluie parmi mes amours. Et je me suis assis, quelque part que je ne sais pas nommer, sur une place vibrante d’air chaud où pas même ne paraît un chien. 
J’ai voulu voir Vierzon et j’ai vu Vierzon. Comme un parfait inconnu qui n’a aucun bagage à poser mais seulement des chansons que j’aurais pu chanter. Je suis passé devant le théâtre, dommage il était fermé. Mais il était trop tard, peut-être, aussi, pour chanter « Tas voulu voir Vierzon » comme une explication, à Vierzon.
       Allez, on m’attend quelque part comme on attend le roi. Mais on ne m’attend point. Je sais depuis déjà que l’on meurt de hasard en allongeant le pas. J’ai allongé le mien jusque dans les recoins où ma chanson a pu se glisser pour la remplir des souffles de cette ville que je ne connaissais pas. Car je peux bien le dire maintenant, je n’en connaissais rien. Ni ses airs de sous-préfecture fêtant la sous-préfète, ni ses histoires murmurées, ni ce succès… un peu ma faute ou grâce à moi ?
Allez, ce n’est pas que je n’aime plus Vierzon que je le quitte, j’ai de la route jusqu’à Vesoul, Honfleur, Hambourg, Anvers et ses faubourgs. Et je dois passer voir Hortense, et voir Byzance, et la gare Saint Lazare. Chauffe, chauffe, chauffe, Marcel.
 

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